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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 17:28

PROGRAMME DE REDRESSEMENT NATIONAL 

CONSENSUS REPUBLICAIN NECESSAIRE ET POSSIBLE 

METHODE ET CALENDRIER DU DEBAT 


La France ne parvient plus aujourd’hui à sortir de la spirale « augmentation du chômage et augmentation des déficits ». 

La Commission européenne annonce que la France sera en récession en 2013 et que les déficits publics s’aggraveront en 2014 pour atteindre probablement plus de 4% du PIB. 

La bataille contre l’augmentation des déficits est un impératif pour toute la Nation. 


Compte tenu de la situation, un consensus républicain peut s’opérer sur 10 décisions vitales et urgentes aidant à la sortie de crise. 

Ce consensus est possible et limité sur les sujets et dans le temps. Aucune force politique ne doit se sentir en otage ou affaiblie. 

Les Français reprendraient confiance si les forces républicaines se mettaient d’accord sur un programme opérationnel de redressement économique et social. 


Sur quelques mesures fortes et indiscutables, il existe un chemin possible sur une union dans l’action sans perdre l’identité spécifique de chaque formation politique. 


Il y a donc urgence, et cette urgence exige la mobilisation de tout le pays


L’inversion de cette tendance dépend de trois facteurs intimement liés : 

- Des décisions techniques et immédiates ; 

- Une perspective assumée par toutes les forces politiques, afin de donner de la visibilité à moyen terme ; 

- La démonstration que le pays peut s’entendre sur quelques points clairs pour un retour de la confiance, élément décisif de la relance de l’investissement des ménages comme des entreprises. 

 

Méthode 

Partager les constats. 

 

Sortir des simples déclarations d’intentions, des phrases, des voeux, voire des postures. 

 

S’interdire de vouloir embrasser tous les sujets et se concentrer sur quelques points économiques et sociaux dont nous savons pertinemment que les désaccords sont davantage liés à des postures antérieures (appartenance au gouvernement précédent, promesses de campagne ou bien encore premières décisions d’un mandat) qu’à un désaccord sur les propositions concrètes. 

 

 Considérer que la situation au 1er mai 2013 autorise de ne tenir grief à personne, du passé fut-il récent. 

 

Cette démarche courageuse nécessite de l’abnégation et le sens du compromis. Nous considérons que le lieu par excellence où s’opère celui-ci est le Parlement avec ses différentes forces politiques. 

 

La liste des points où les compromis sont possibles n’est pas exhaustive mais doit faire l’objet d’un accord préalable sans lequel la méthode ne peut avancer. 

 

Les Présidents des groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat définissent et valident cette liste d’ici le 22 mai

 

 Parallèlement, ils désignent, d’ici le 24 mai, au sein de leur groupe, pour chaque sujet, un parlementaire référent. Celui-ci aura pour mission de trouver un compromis avec les autres forces politiques parlementaires. Chaque groupe par thème donne l’état du compromis possible pour le 14 juin. 

 

Les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat font office de modérateurs pour tenter de trouver un compromis tout au long du processus. 

 

Une loi de validation des accords dite « loi d’Union Républicaine pour le redressement », fin juin-début juillet 

 

Propositions de thèmes pouvant faire l’objet d’accord 



1. RELANCER LA CROISSANCE : 5 MESURES URGENTES POUR LA COMPETITIVITE ET L’EMPLOI 

 

Un choc de compétitivité 

Constat partagé : un choc nécessaire de compétitivité de 20 milliards d’euros. 

Compte tenu de l’urgence : 

Appliquer dès juin 2013, l’allègement des charges prévu par le crédit d’impôt compétitivité emploi en le simplifiant par une baisse pure et simple des charges de 6%, un débat pouvant être lancé sur la modulation entre les grandes, les petites et les moyennes entreprises ; 

 

Anticiper au 1er juin 2013, la TVA prévue au 1er janvier 2014 pour compenser cette diminution des charges ; 

 

Une relance massive de l’activité en France et en Europe 

Les directions des achats de l’industrie et de la distribution sont en réalité un secteur décisif de l’activité de notre pays. Elles peuvent être des facteurs de destruction de pans entiers de notre économie ou au contraire de soutien de l’activité car elles importent massivement des produits de zones à bas coût de main d’oeuvre avec des différences de coût unitaire parfois peu élevées. Dans leurs options, elles n’intègrent pas le coût écologique et d’intensité carbone du transport. 

 Une mise en place d’Assises nationales des directions des achats pour aboutir à une indispensable prise de conscience et à une modification en profondeur des comportements intégrant ce coût écologique et entrainant plus d’achats en France et en Europe. La meilleure méthode est le volontariat. A défaut, étudier les modalités de l’apparition du coût écologique de ces achats pouvant aller jusqu’à une forme de taxe intensité carbone intégrée, non pas dans le prix, mais sur le résultat des entreprises concernées en attendant la mise en place d’une taxe carbone aux frontières de l’Europe ; 

 

Une relance du bâtiment, secteur par d’excellence créateur d’emplois 

Le bâtiment est un secteur fortement pourvoyeur d’emplois qui réagit rapidement. 

Baisse immédiate de la TVA à 5,5% pour le logement social et les travaux dans le bâtiment (travaux de rénovation de l’habitat et d’efficacité énergétique) ; 

 

 Une baisse immédiate de la TVA de 20 à 10% sur le locatif intermédiaire et sur les logements privés pendant une période limitée de 2 ou 3 années ; 

 

 Un lancement du financement au long terme par le crédit de l’épargne associé avec la Caisse des dépôts et consignations ; 

 

 Un lancement d’un grand programme de rénovation énergétique

 

- création d’une Agence nationale de rénovation thermique (sur le modèle de l’Agence nationale de rénovation urbaine) regroupant tous les acteurs (ANAH, ADEME, villes, régions départements, Etat, UESL et propriétaires privés). 

 

- programme d’efficacité énergétique dans tous les bâtiments publics 

 

- relance des Eco-prêts à taux zéro 

 

- mise en place des bouquets énergétiques 

 

La nécessité des grands travaux 

La participation de l’Etat aux grands travaux est en réalité à peu près équivalente au montant de la TVA encaissée. 

Une relance des travaux d’infrastructures prévus – autoroutes ferroviaires, TGV, régénération ferroviaire de réseaux existants, tramways dans les villes, Canal Seine Nord ; 

 

 Une sollicitation de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du Fonds européen d'investissement (FEI) 

 

Les services à la personne, un secteur à relancer 

Le secteur des services à domicile, ou services à la personne, est absolument vital pour le lien social. Il s’agit d’un réel modèle économique, solvable et améliorant les conditions de vie de 2.2 millions de familles (soins à domicile, garde d’enfants, aide à la mobilité pour les personnes dépendantes, soutien scolaire…). 

Un rétablissement du forfait applicable au versement de cotisations sociales pour les salariés intervenant au domicile des particuliers et un retour sur les avantages fiscaux ; 

 

Un abandon du projet de suppression du droit de garde financé par les Allocations familiales ; 

 

Un maintien de l’Agence nationale des Services à la Personne

 

 Un lancement d’une grande campagne auprès des entreprises qui ont intérêt, pour leur propre compétitivité, à développer les Chèques Emploi Service Universel pour leur personnel. 

 

 

2. ETUDIANTS ET JEUNES TRAVAILLEURS 

 

Les deux priorités pour les étudiants et les jeunes travailleurs sont l’accès au logement et l’accès au premier emploi. 

 La mobilisation de tous les élus pour soutenir les 100 000 contrats d’avenir ; 

 

 Un programme de doublement de l’apprentissage

 

Le recrutement de 150 000 apprentis dans les trois fonctions publiques

 

 La mise en place d’une garantie universelle des risques locatifs. Il s’agirait là d’une mesure forte en faveur du retour à l’emploi permettant l’accès au logement pour les jeunes en CDD, en intérim ou demandeurs d’emploi. En outre, elle remettrait quasi instantanément sur le marché 500.000 logements vacants. 

 

La construction de 200 000 logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs (voir 4. Logement) ; 

 

 

3. PRECARITE 

 

Le surendettement des ménages est une spirale infernale qui concerne chaque année 220.000 nouvelles familles pour la plupart de bonne foi. C’est l’engrenage qui est terrible. 1,5 million de personnes n’ont plus de perspectives d’avenir. 

La loi de rétablissement personnel a eu des effets insuffisants. En 2010, elle ne concernait que 48.000 dossiers sur les 219.000 déposés. 

La généralisation de la loi sur la faillite civile instaurée en Alsace, permettant un nouveau départ aux familles de bonne foi ; 

 

 L’introduction de l’instauration du répertoire national du crédit dans la loi relative à la consommation, déjà mis en place dans 24 pays de l’Union européenne. Il permettrait de diviser par deux les cas de surendettement. 

 

 

4. LOGEMENT 

 

Considérer qu’il s’agit non seulement d’une crise du logement et du bâtiment mais aussi une crise de l’emploi. Sur ce sujet, les point de compromis et donc d’accord sont très proches. Ces points d’accord ne prétendent pas embrasser toute la politique du logement. 

La relance de l’accession sociale à la propriété des appartements HLM aux occupants qui le souhaitent avec une décote de 30 % dans le secteur « diffus ». 500 000 cessions permettraient de financer un million de logements dans les zones les plus tendues, notamment la moitié en Ile-de-France et 200 000 logements pour les étudiants et les jeunes travailleurs ; 

 

Une baisse immédiate de la TVA à 5.5% sur le logement social et les travaux dans le bâtiment (travaux de rénovation de l’habitat et d’efficacité énergétique) ; 

 

La création d’un établissement public foncier national dont les missions seraient la maîtrise du prix du foncier et la préparation des opérations d’urbanisme ; 

 

Le retour au prêt à taux zéro initial avec un différé de remboursement ; 

 

Inverser le régime d’imposition des plus-values immobilières sur les terrains à bâtir, afin de lutter efficacement contre la rétention foncière. 

 

 

5. FISCALITE 

 

L’incertitude des Français, ménages et entreprises, sur d’éventuelles augmentations des prélèvements obligatoires les incite à ne plus investir et à ne plus consommer. Il faut lever ce frein. 

 Un engagement à ne pas augmenter les prélèvements obligatoires tant sur les ménages que sur les entreprises d’ici 2017, tout en diminuant les dépenses publiques. 

 

 

6. RETRAITE 

 

L’allongement de la durée de vie est un phénomène heureux mais qui bouleverse tous les équilibres du rapport du temps de travail dans une vie et du financement de la retraite. Les Français en ont conscience et c’est pour eux une source d’angoisse. 

Des débats de fond auront inévitablement lieu avec les partenaires sociaux et la Nation toute entière, la confrontation des idées sera forte. 

Mais d’ores et déjà, anticiper de deux ans l’application de la loi de 2010 modifiée en 2012. 

 

 

7. DEPENSES PUBLIQUES 

 

Nos services publics améliorent leur productivité d’au moins 1% par an. 

Dans ces conditions, une très légère diminution de 0,2% des personnels par an pendant 10 ans. A charge pour chaque gouvernement de l’appliquer en fonction de ses priorités ; 

 

Baisse des dépenses publiques de dix milliards d’euros par an

 

 

8. FORMATION PROFESSIONNELLE 

 

Près de 31 milliards d’euros sont consacrés chaque année à la formation professionnelle. Force est de constater que leur répartition ne répond aucunement à une logique collective. 

 Une réorientation des financements de manière plus efficiente notamment et dans un premier temps, en mettant en place une Agence nationale de formation professionnelle qui concentrerait toute l’information dans ce secteur et ferait des préconisations à chacun des organismes ; 

 

Une évolution de la répartition de la taxe d’apprentissage. 

 

 

9. EUROPE 

 

Lors de la prochaine campagne pour les élections européennes, chacun pourra défendre sa conception de l’Europe. 

 La définition d’une position commune de toutes les forces politiques adressée à nos partenaires européens est possible sur certains points : 

 

- L’Union bancaire et la régulation ; 

 

- La lutte contre les paradis fiscaux ; 

 

- La confirmation de la position française de réduction de ses déficits mais à un rythme moins élevé en s’engageant à la baisse des dépenses publiques de dix milliards d’euros par an et à l’anticipation de l’application de la réforme des retraites 

 

- La possibilité pour la Banque Centrale européenne (BCE) de prêter directement aux Etats dès lors que ceux-ci sont sur une réelle trajectoire de réduction de leurs déficits ; ce financement cessera instantanément si la trajectoire n’est pas respectée ; 

 

- La mise en place élargie et approfondie de la taxe sur les transactions financières ; 

 

- La mise en place de la taxe sur les fiouls des cargos ; 

 

- La mise en place de la taxe carbone aux frontières de l’Europe

 

- La transformation de la Direction générale de la Concurrence en Direction générale de la Compétitivité dont le but serait alors de constituer des groupes industriels de taille mondiale capables de rivaliser avec leurs concurrents américains et chinois, et en parallèle, la création d’une autorité extérieure dotée d’un pouvoir judiciaire de lutte contre les ententes et les monopoles

 

 

10. CONFIANCE 

 

Les modifications du régime fiscal et social au titre des rémunérations perçues à raison des heures supplémentaires et complémentaires effectuées par les salariés pouvaient se comprendre en période de croissance de l’emploi. 

Or, en pleine crise économique, elles ont non seulement nuit à la compétitivité des entreprises, mais ont constitué une perte de pouvoir d’achat, donc de confiance, pour 9.5 millions Français des secteurs privé et public. 

 Une recherche de compromis sur les charges des heures supplémentaires ou sur la défiscalisation à défaut de revenir complètement sur les décisions prises. 

 

Ces dix points sont républicains, urgents, possibles et positifs. 

Seules les postures de chaque camp pourraient aujourd’hui empêcher un accord sur ceux-ci. 

Un compromis républicain, dans les huit semaines, prouverait donc que les dirigeants politiques, responsables de l’action publique, de la Nation, et de son avenir, sont capables de ne penser qu’aux Français et à la France, de faire reculer le désarroi ambiant qui, non seulement, met notre pays à l’arrêt mais aussi fait progresser l’extrémisme et la défiance à l’égard des élus, en particulier des parlementaires. 

Nous, membres de l’UDI, qui avons notamment pour philosophie d’être une opposition déterminée mais constructive, avons la conviction qu’il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, mais que les seuls gagnants en seront les Français. 

Un accord même limité serait un vrai signal pour nos compatriotes. 


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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 12:05

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Retrouvez cette interview dans les colonnes du mensuel

FAIREFACE

Le magazine des personnes ayant un handicap moteur et de leur famille

Mai 2013 / N° 719


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Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 10:09
Dominique Bailly, maire (UDI) de Vaujours (93)
depuis 2008, briguera un 2e mandat en 2014. © GP

Dans le cadre du premier Forum de l'emploi de Vaujours,le maire (UDI) Dominique Bailly a accordé un entretien à Echo. Pour lui, les futurs aménagements doivent impérativement faciliter le « développement harmonieux » de la ville.

Vaujours a organisé son premier Forum de l'emploi et de la formation le 17 avril 2013. Pourquoi et comment l'avez-vous préparé ? 

Dominique Bailly : Vaujours compte 400 inscrits à Pôle Emploi, sur 6 600 habitants. Quand je suis arrivé à la mairie en 2008, j'ai voulu, avec l'équipe municipale, et vu l'étendue de la crise, donner un coup de pouce supplémentaire aux Valjoviens en recherche d'emploi. C'est important qu'ils se sentent soutenus dans leur démarche. 
Nous travaillons beaucoup avec la Mission Locale, mais nous souhaitions aussi, avec l'arrivée prochaine de Casino et de la nouvelle galerie marchande (Route de Meaux, ndlr), proposer en priorité des emplois aux Valjoviens. Ce premier Forum a permis de présenter des intervenants divers et de qualité et je suis très content de voir qu'il a accueilli près de 320 visiteurs.
Quand la nouvelle galerie marchande verra-t-elle le jour ?  

Les travaux seront finis d'ici la fin 2013. Il restera ensuite l'aménagement intérieur, qui devrait durer quelques mois. Ce projet de zone commerciale (voir encadré) est important pour relancer le dynamisme de la ville. 
Vaujours s'est engagée à redynamiser ses commerces et générer de l'emploi, et elle le fait. Nous voulions trouver un consensus pour garantir l'accueil des futures enseignes et de conserver celles déjà présentes. Avec cette nouvelle zone commerciale, ce sont 50 à 60 emplois qui vont être créés, destinés principalement aux Valjoviens. 

Lieu de vie, lieu durable


Il fallait redonner vie à cette Route de Meaux, qui coupe la ville en deux. Il n'y a, de fait, plus de centre-ville à Vaujours. Je souhaite par la suite réhabiliter cette route, et mettre le bâtiment de la Maison du Temps Libre plus en valeur, accessible via des passerelles, pour faire la jonction entre les deux parties de la ville. 
J'essaie de toujours mener les projets dans une politique de lieu de vie ouvert à tous. Pour que cet espace de la zone commerciale soit agréable à tous, les abords de la zone commerciale seront arborés d'espaces verts, avec une aire de jeux pour nos enfants, accessible aux personnes à mobilité réduite. 
La construction du bâtiment a été faite avec des matériaux respectueux de l'environnement, principalement le bois, et s'intégrera harmonieusement dans le paysage urbain.

Objectif emploi pour les Valjoviens

 

317 personnes étaient présentes pour le premier
Forum de l'emploi de Vaujours © GP

La ville organisait pour la première fois son Forum de l'emploi et de la formation, à la Maison du Temps Libre, mercredi 17 avril. Une centaine d'emplois était à pourvoir, avec 19 recruteurs et six organismes de formations présents. Reportage.

Il est 9h30 précises, mercredi 17 avril, et déjà, une trentaine de personnes attend devant la Maison du Temps Libre de Vaujours. Après l'ouverture des portes, la plupart des visiteurs se précipitent sur le stand du futur supermarché Casino, qui a promis une soixantaine d'emplois à pourvoir.
La ville organise son premier Forum de l'emploi et de la formation, avec 19 recruteurs présents et six organismes de formation.  « Pour une première, c'est un succès », se réjouit le maire de la ville (UDI), Dominique Bailly. À 10h30, plus de 80 visiteurs avaient déjà parcouru l'espace d'échanges, qui permet aux demandeurs d'emplois de dialoguer directement avec des entreprises locales, régionales ou nationales, et de proposer leur candidature. 

Deux ateliers pratiques


Deux ateliers étaient également proposés : la Mission Locale a animé un atelier de rédaction de CV et Placoplatre, usine spécialisée dans la production de matériaux liés au bâtiment, implantée à Vaujours depuis 1946, a présenté des ateliers de simulations aux entretiens d'embauche. 
« Il s'agit de notre tout premier Forum », explique Claude Lemasson, Adjoint au maire chargé du développement économique, de l'emploi et du commerce. Anna Budzynska, responsable du pôle développement économique, commerces et emploi, poursuit : « Nous souhaitons donc, bien entendu, qu'il aboutisse à des résultats positifs et concrets. Nous souhaitons, avec l'arrivée de Casino et de la galerie marchande (voir page 4), pouvoir proposer une centaine d'emplois en priorité aux Valjoviens. »


Retrouvez l'interview de Dominique Bailly en intégralité dans Echo d'Ile-de-France n°1297, édition du vendredi 19 avril 2013.
Publié dans : Dominique BAILLY
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Jeudi 18 avril 2013 4 18 /04 /Avr /2013 17:28

Le Conseil Constitutionnel vient de censurer la principale disposition de la loi « Brottes » visant à préparer la transition énergétique.

 

Vincent Capo-Canellas, sénateur de la Seine-Saint-Denis et Jean-Claude Merceron, sénateur de la Vendée, orateurs du groupe UDI-UC au Sénat sur ce texte, regrettent que le Gouvernement ait été sourd aux cris d’alertes des sénateurs lors de l’examen de ce texte.

 

Dès octobre dernier, les groupes UDI-UC, UMP et CRC votaient une motion rejetant le texte sur les mêmes fondements que ceux retenus par le Conseil constitutionnel. « Le bonus/malus énergétique, véritable usine à gaz inventée par la majorité gouvernementale est profondément inégalitaire, incompréhensible et inapplicable » soulignaient déjà les deux sénateurs centristes.

 

Jean-Claude Merceron se dit « rassuré par cette annonce ». Pour le sénateur de Vendée, « Ce sont les ménages modestes et les classes moyennes qui auraient fait les frais de cette mesure. Consommant beaucoup d’énergie dans des logements mal isolés, ils auraient dû payer le malus sans avoir les moyens de faire isoler leur habitation. »

 

De son côté, Vincent Capo-Canellas souligne que « En un an, le Gouvernement n’aura finalement pas pu faire adopter une seule mesure en matière énergétique et environnementale, pourtant une promesse soi-disant forte du candidat Hollande. »

 

Les deux sénateurs UDI-UC souhaitent que cette censure serve d’exemple et que désormais le Sénat soit entendu et respecté. Aujourd’hui, la décision du Conseil constitutionnel ramène la loi exactement à celle que le Sénat avait adoptée en nouvelle lecture.

 

« A légiférer trop vite et sans écoute, on légifère mal, voire on ne légifère pas. La transition énergétique ça n’est pas pour maintenant ! » déplorent les deux sénateurs centristes.


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Jeudi 4 avril 2013 4 04 /04 /Avr /2013 17:15

La lutte pour l’emploi «Le chômage n’est pas une fatalité. Et j’inverserai la courbe», tels ont été les mots du candidat François Hollande. Pourtant, la courbe du chômage ne s’est pas inversée depuis son élection à la présidence de la République. La situation n’a au contraire cessé d’empirer…

 

LE CONTEXTE

Au mois d’août, le cap symbolique et critique des 3 millions de chômeurs était franchi, avec 3 011 000 chômeurs de catégorie A. Ce seuil n'avait pas été atteint depuis 1999. Les derniers chiffres du mois de février confirment et accentuent, pour le 22è mois consécutif, cette hausse, avec 3 187 700 demandeurs d’emploi en France métropolitaine. Outre les demandeurs d’emplois de catégorie A, c’est l’ensemble des catégories qui représente véritablement la situation, soit : 5 319 100 demandeurs d’emploi ainsi répartis :

Inscrit Pôle Emploi Situation Nombre Hausse en 1 an

Catégorie A sans activité 3 187 700 + 10,8%

Catégorie B ayant exercé une activité réduite courte 624 400 + 9,8%

Catégorie C CDD, travail temporaire ou saisonnier 894 600 + 6,4%

Catégorie D non disponible, stage, formation 261 200 + 9,7%

Catégorie E emploi aidé 351 200 + 4,7%

Total 5 319 100

 

JEUNES ET SENIORS, PREMIERES VICTIMES DU CHOMAGE DE MASSE

Deux chiffres sont particulièrement inquiétants :

- 679 700 sont âgés de 50 ans et plus (+ 16,6% sur 1 an)

- 542 600 ont moins de 25 ans

Ainsi que l’aggravation du chômage de longue durée pour les catégories A, B et C :

- (entre 2 et 3 ans) + 11 % sur 1 an, soit 404 600 personnes

- (plus de 3 ans) + 18.3 % sur 1 an, soit 516 100 personnes

 

LES DISPOSITIFS POUR L’EMPLOI MIS EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT

Emplois d’avenir : ce dispositif est entré en vigueur le 2 novembre dernier. Il permet à certains employeurs de bénéficier d'une aide de l'Etat en cas d'embauche de jeunes sans qualification ou peu qualifiés et rencontrant des difficultés pour trouver du travail. Les emplois d’avenir devraient, d’après le gouvernement, concerner 100 000 jeunes cette année. L'Etat prend à sa charge une partie de la rémunération : - 75% du taux horaire brut du smic dans le secteur non marchand - 35% du taux horaire brut du smic dans le secteur marchand L’application est toutefois rendue difficile par une procédure administrative asphyxiante et les premiers résultats sont décevants. 

Contrats de génération : l’objectif du gouvernement vise 500 000 bénéficiaires sur 3 ans. Selon Jean-Christophe Lagarde, Secrétaire général de l’UDI, «C'est en réalité une aide aux entreprises sans contrepartie pour l'embauche d'un jeune».

Emplois publics : le Premier ministre a annoncé, le 25 mars, la création de 2 000 nouveaux emplois en CDI au Pôle Emploi. Ces postes seront financés par l’État et par des économies internes. Par ailleurs, 60 000 postes seront créés au bénéfice de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, avant la fin du présent quinquennat.

 

LA POSITION DE L’UDI

L’UDI réclame au Gouvernement et à la majorité socialiste qu’ils luttent effectivement contre le chômage. A cet effet, Jean-Louis Borloo a adressé le 18 mars dernier une lettre au Premier ministre lui enjoignant de revenir sur 3 erreurs commises par son gouvernement et sa majorité :

1. L’erreur de la défiscalisation des heures supplémentaires : un coup de canif contre le pouvoir d’achat de 9,5 millions de travailleurs des secteurs privé et public (perte de plus de 500 euros par an) et contre la compétitivité des entreprises

2. L’erreur du matraquage fiscal du secteur du bâtiment, qui représente 1,8 million de salariés directs et près de 4 millions d’emplois indirects : hausse de 7 à 10% de la TVA sur la construction de logements, les travaux de rénovation de l’habitat et l’amélioration de l’efficacité énergétique, soit 100% de hausse en 18 mois, réduction du champ des prêts à taux zéro.

3. L’erreur dramatique sur le secteur des services à la personne par la réduction des aides fiscales et par la suppression du forfait applicable au versement de cotisations sociales pour les salariés intervenants au domicile des particuliers. Là encore, le Gouvernement fragilise tout un secteur qui contribue à l’amélioration des conditions de vie de 2,2 millions de familles (soins à domicile, garde d’enfants, aide à la mobilité pour les personnes dépendantes, soutien scolaire…).

En outre, Jean-Louis Borloo a demandé au Gouvernement de s’engager sur l’honneur à mettre un terme à l’augmentation des prélèvements obligatoires jusqu’en 2017, qui représente plus de 27 milliards d’euros en 2013. Soit un taux de prélèvements obligatoires qui devrait se porter à 46,3% en 2013 et à 46,7% fin 2014.

 

EN BREF

Notre pays connaît une crise de l’emploi sans précèdent et le Gouvernement asphyxie l’économie par un surcroît de dépenses publiques et une augmentation des impôts. C’est pourquoi l’UDI et son président, Jean-Louis Borloo, exigent le :

- Retour de la TVA à 5% sur l’ensemble du secteur du bâtiment

- Retour au régime fiscal et social de faveur sur les heures supplémentaires

- Retour immédiat sur les mesures destructrices pesant sur les emplois à la personne et le lancement d’un nouveau plan permettant la création de 50 000 emplois par an

- Et l’engagement du Premier ministre à une «pause fiscale» d’ici à 2017


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