Mardi 16 novembre 2010
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Comme je l’avais promis dans mon programme électoral de mars 2008, je m’emploie à reprendre les négociations avec l’Etat (Ndr: et le Conseil Général désormais) sur la construction d’un mur
antibruit à Vaujours.
Ce sujet, sur lequel je vous ai informé de mes avancées, soit en tant que maire à travers les supports municipaux de communication, soit en tant que rédacteur de ce blog, semble être d’actualité
pour l’opposition municipale de droite depuis que j’ai organisé une réunion publique avec les pétitionnaires rassemblés par la ville.
Rien d’étonnant en cela puisqu’ à défaut d’être une force de proposition crédible, il faut bien exister politiquement. Pour cela, il ne reste que la critique des actions municipales.
Mais avant de rétablir la vérité sur cette réunion du 28 octobre, je voudrais à nouveau saluer l’habilité politique des conseillers municipaux d’opposition du groupe « Vaujours en marche » qui
naviguent entre la continuité des actions de l’ancien maire et la rupture avec le passé, allant de l’une à l’autre en fonction de l’intérêt politique qu’ils peuvent en retirer. Ainsi,
aujourd’hui, j’apprends que l’ancien maire était bien au courant du dossier et avait cherché des solutions ailleurs au problème de nuisances sonores subies par les riverains de la RN3.
L’histoire ne nous dira jamais où mon prédécesseur est allé chercher d’autres solutions mais je peux vous dire qu’il y est allé en Renault LAGUNA !
Le 28 octobre dernier, j’ai invité les signataires de la pétition contre le bruit à une réunion publique afin de faire le point sur les avancées obtenues sur le sujet.
Le public était restreint mais les échanges furent nombreux.
J’ai d’abord rappelé que sur cette question, il ne s’agissait pas pour moi de faire un « coup politique » personnel mais bien de mobiliser les Valjoviens pour obtenir des solutions concrètes aux
nuisances sonores.
Si « coup politique » il doit y avoir, cela sera avec les Valjoviens pour obtenir gain de cause auprès des instances publiques qui gèrent l’ex RN3.
Par la suite, j’ai indiqué que les coûts de construction des murs antibruit sont importants et que le Conseil Général de Seine-Saint-Denis affirme avoir d’autres priorités dans la lutte contre le
bruit notamment aux abords du périphérique.
Evidemment, les contribuables valjoviens ne peuvent pas, seuls, se payer un mur antibruit de plusieurs millions d’euros. C’est pourquoi la municipalité a cherché des solutions alternatives et
moins coûteuses.
La première a consisté à demander la réduction de la vitesse dans le sens Paris-Province : une solution simple qui aurait pu être mise en place par l’ancienne municipalité dont se revendique M.
Da Silva, chef de file du groupe « Vaujours en marche »… mais voilà, il faut bien reconnaître que c’est l’équipe que je conduis qui a entamé les démarches pour obtenir cette réduction de vitesse
qui devrait réduire les nuisances sonores.
La seconde solution est connexe au projet d’aménagement du centre-ville qui prévoit la réalisation d’un rond-point sur la RN3 à la limite des communes de Livry-Gargan et Vaujours.
Cet équipement essentiel pour le développement des projets des deux villes devrait subsidiairement ralentir la vitesse d’entrée dans Vaujours. Bien sûr, ce rond-point n’est pas la solution au
problème subi mais il a vocation, avec la diminution de la vitesse, à réduire les nuisances autant que faire se peut. J’aurais souhaité que M. Da Silva comprenne l’enjeu réel de la création de ce
rond-point sans en faire un imbroglio politique par lequel il tente de faire croire que le maire veut abuser les Valjoviens.
Quand au déclassement de la voie express en boulevard urbain qui a été demandé et jamais obtenu par l’ancienne municipalité, c’est un sujet sur lequel je travaille. Selon les fonctionnaires du
Conseil Général, la transformation de la voie en boulevard entraîne la réfection de la voirie afin de remplacer les rambardes métalliques par un terre-plein central donnant un aspect plus «
urbain » au site. L’idée est de créer un maillage entre la voie et le tissu urbain pour que l’automobiliste se sente en ville et ralentisse sa vitesse. Cette idée louable est, à mon avis,
inapplicable à Vaujours car la configuration de la RN3 ne permet pas ce maillage. De plus, cette restructuration sur 3 km de voirie alourdit l’addition en la faisant passer de 3 millions d’euros
à 30 millions d’euros par exemple pour le rond-point de la ZAC du vert-pays.
Pour conclure, j’aimerais rappeler que mon objectif premier est de servir les valjoviens et d’obtenir par tous les moyens la diminution voire l’arrêt des nuisances sonores dues à la circulation
sur la RN3. Ainsi, j’espère obtenir en 3 ans de mandat une avancée qui n’a pas été obtenue par la municipalité précédente en 15 ans !
La réduction de la vitesse sur la traversée de Vaujours est bien mon premier chantier et les aménagements des ronds-points du centre ville et de la ZAC du Vert-Pays ont d’abord une vocation de
régulation du trafic routier sur la ville et seront accessoirement utiles pour réduire la vitesse des véhicules.
Enfin, je continue de me battre auprès de l’Etat, du Conseil Général ou de l’ADEME pour que nos demandes de mur antibruit soient entendues.