Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /Nov /2007 19:46
L'action publique devrait avant tout à réduire les malheurs qui peuvent l'être.
En effet, la gravité des pathologies dégénratrice du cerveau qui vont de pair avec l'élévation constante de l'espérance de vie démontre que plus de 800 000 personnes atteintes d'Alzheimer aujourd'hui, 100 000 nouveau cas chaque année, deux millions de malades à l'horizon 2040 si rien ne change, nous pourrons multiplier ces chiffres par trois ou quatre pour avoir une idée du nombre de personnes concernées.

Or, en la matière, la politique peut changer les choses. Elle le peut à l'évidence sur la façon de traiter les malades et leur famille, la multiplication des suivis à domicile, le perfectionnement de l'hospitalisation pour les cas les plus difficiles, l'avancée sur les questions éthiques.

Plus important encore, la politique peut provoquer une accélération décisive de la recherche, pour peu que l'on perçoive l'immense importance.

Guérir l'Alzheimer, ce n'est pas impossible à l'horizon de quelques années, à conditions d'en faire une absolue priorité. 

Voilà un grand challenge politique, par-delà la droite et gauche.

Dominique BAILLY
Publié dans : Cadre de vie
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