Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 14:45

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Manœuvres politiques autour du PPP

Le dernier conseil municipal a été l’occasion pour la municipalité que je dirige d’aborder un ambitieux projet d’avenir pour Vaujours : l’étude du contrat de partenariat public-privé (PPP) pour la réfection de la voirie communale.

Partant de l’état de dégradation avancé du réseau d’assainissement et des voies communales, j’ai proposé aux élus d’étudier la mise en place de ce type de contrat par lequel la ville confierait à une entreprise le soin de refaire dans leur ensemble  les rues les plus abimées: réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales, chaussées, trottoirs, signalisation et éclairage public.

J’ai souhaité envisager cette solution car je me suis vite rendu compte qu’une petite ville comme Vaujours ne dispose pas des moyens humains suffisants pour gérer des dossiers aussi complexes à élaborer, et que le temps nécessaire à l’élaboration des marchés publics pour chacun des domaines cités n’aurait pas permis de faire face à l’urgence de la situation.

Car procéder rue par rue reviendrait à étaler le travail sur des dizaines d’années pour un coût total cumulé très élevé et, alors que les dernières rues à faire seraient en chantier, les premières réalisées seraient à recommencer.

SI nous souhaitons étudier la mise en place d’un PPP, c’est que les gains pour les valjoviens sont réels et importants :

- Les rues sont refaites dans un temps court, ce qui profite à chacun (usagers, propriétaires fonciers…) ;

- Le contribuable économise les frais de gestion

- Les études de sols sont  à la charge de l’entreprise qui supporte les risques d’affaissement de sous-sols ;

- L’entreprise a obligation de maintenir les rues en état durant la durée du contrat sans demander de rallonge budgétaire à la collectivité ;

- Le paiement d’un loyer fixé à l’avance pendant la durée du contrat neutralise les augmentations du coût des travaux quand le cours du pétrole flambe (Ndr : l’asphalte est un dérivé de pétrole).

De fait, le PPP est un outil novateur et moderne de gestion pour la commune qui contractualise avec un entreprise qui a une obligation de résultat et d’entretien.

Un débat a eu lieu au conseil municipal au cours duquel j’ai pu alors  me rendre compte à quel point le groupe d’opposition municipale «  Vaujours en marche » souhaitait instrumentaliser un projet essentiel pour notre commune

Ce manque d’implication objective autour d’un enjeu réel et concret pour la ville est à regretter car les analyses et les comptes-rendus que M. DA SILVA, MME DAENEN et M. GARNIER proposent à leur public manquent du coup de crédibilité.

Pour moi, les attaques qu’ils portent contre le projet de Partenariat Public Privé ont principalement un but politique, preuve en est :

- l’utilisation sur leurs blogs de photos des rares rues refaites (mais à refaire !) par la précédente équipe municipale pour demander aux valjoviens de juger de la nécessité de faire des travaux ;

- L’absence de mention de leur présence dans la commission d’évaluation du PPP qui sera chargée d’auditionner les entreprises candidates ;

- La dénonciation de coût importants » pour la collectivité plombant la capacité d’investissement de la ville alors que le programme des rues à refaire n’est pas arrêté et qu’aucune proposition de prix n’a encore été faite ;

- M. DA SILVA,  avance que le PPP ne prévoit pas les travaux sur le réseau d’eau potable ou sur la rue de Meaux, alors que chacun sait que le premier est à la charge du concessionnaire (Veolia – Générale des eaux) et la seconde à la charge du Conseil Général de Seine-Saint-Denis.

Alors, filouterie politique ou incompétence ? Pour moi, il s’agit d’une manœuvre politique peu glorieuse pour leurs auteurs qui jette le discrédit sur le travail des élus et des services municipaux.

Car quelques chiffres suffisent à démontrer l’intérêt qu’il y a à étudier un tel partenariat :

1995-2008 : Equipe Duhau-Daenen-Garnier-Da Silva

9 rues (2135 mètres), 8,5 millions d’euros soit 3950 € le mètre linéaire pour une réfection partielle

2008-2014 : Equipe Bailly

34 rues (8263 mètres), 17.5 millions d’euros soit 2 150 € le mètre linéaire pour une réfection totale comprenant l’assainissement, l’éclairage public et la signalisation.

Je laisse à chacun le soin de venir consulter en mairie l’ensemble des documents relatifs à ce projet et ainsi se faire sa propre opinion.

 


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