Questions/Réponses

Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /2008 18:28
Un peu plus de deux mois après son Élection de Maire de Vaujours, Monsieur Dominique Bailly répond à un premier "Questions/réponses"

EN PRÉAMBULE

Question : Tout d’abord, comment avez-vous vécu votre prise de fonction, Monsieur le Maire ?
Réponse : Je dois dire que la transmission de pouvoir entre mon prédécesseur et moi-même a été réduite à la stricte remise des clés de la mairie. Je m’attendais bien à trouver une situation difficile à mon arrivée mais très franchement pas à ce point. J’ai d’abord rencontré un personnel inquiet du changement de l’équipe municipale mais qui a été vite rassuré sur nos intentions. Aujourd’hui, je constate avec satisfaction leur engagement à nos cotés pour participer à la reconstruction de cette ville. J’ai ensuite pu constater les dégâts de treize années de gestion autocentrée qui ont conduit les services municipaux à être désorganisés. Je salue encore l’engagement du personnel communal qui malgré cela fournit un service de qualité.

Question : Quelles ont été vos premières mesures à votre arrivée ?
Réponse : Mes premières mesures ont été d’ordre financier et organisationnel. J’ai demandé au service juridique de lancer un appel d’offre pour la réalisation d’un audit financier de la ville  et de la SEM. Les résultats concernant cette dernière devraient bientôt être connus. Je reviendrai vers les Valjoviens pour dire, en toute transparence, si celle-ci était ou non bien gérée. Je ferai de même une fois l’audit des finances communales réalisé.
Par ailleurs, j’ai immédiatement fait en sorte de recruter un Directeur Général des Services afin de réorganiser les services municipaux. Je regrette simplement que les élus de l’ancienne majorité municipale aient votés contre le recrutement de ce technicien car le travail à accomplir pour que la ville de Vaujours se conforme aux prescriptions du code des marchés publics, pour ne citer que cet exemple, est immense. Je le regrette d’autant plus que ces conseillers d’opposition semblent compétents au sujet de cette réglementation abondante et rigoureuse et je m’interroge donc sur les conditions d’exercice de leur mandat électif ces dernières années.

Question : Quelles seront les évolutions à court terme ?

Réponse : Comme je l’ai déjà dit, elles dépendront des résultats de l’audit financier et organisationnel de la ville. J’espère, à force de travail, pouvoir remettre les services municipaux en ordre de marche au 1er janvier prochain. L’audit financier, quant à lui, nous donnera nos marges de manœuvre futures qui me permettront d’étaler sur le mandat la réalisation des projets que mon équipe et moi-même avons proposé lors de la campagne électorale. Je rappelle que le premier budget que nous avons voté le 10 avril avait été préparé par l’équipe municipale précédente et qu’en 15 jours, nous n’avons pas eu le temps de le modifier profondément. Des réajustements ont été faits à la marge.
Notre vrai budget, ce sera celui de 2009.


URBANISME - ENVIRONNEMENT

Question : Peut-on faire le point sur le projet de la ZAC, initialement élaboré sous le mandat de votre prédécesseur ?
Réponse : Pour l'instant, le projet est gelé. Je souhaite revenir devant les Valjoviens afin de mieux répondre à leurs attentes. Nous croyons que l'urbanisation prévue est trop dense, avec trop d’habitat collectif par rapport aux équipements municipaux qui étaient prévus. Songez qu’aucune crèche n’avait été prévue dans ce nouveau quartier alors que l’ancienne majorité municipale voulait y intégrer 2 000 nouveaux habitants. De même, la desserte en transport restait assez sommaire et aurait conduit rapidement à l’impasse.

Question :
Qu'en est-il du mur anti-bruit contre les nuisances sonores de la Nationale 3 ?
Réponse : Ce projet est d’une certaine façon lié à celui de la ZAC car l’émergence de ce nouveau quartier devrait permettre de demander le déclassement de cette voie expresse en boulevard urbain où la vitesse sera réduite. Néanmoins, je défendrai la réalisation de ce mur lors d’un prochain rendez-vous avec le Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis. Nous ferons un retour sur ce sujet lors d'une réunion de quartier.

Question :
Certains riverains demandent une étude sur les nuisances (santé) des antennes relais dans le quartier des Marlières.
Réponse : ce sujet est spécifique à certains riverains et sera donc lui aussi à l'ordre du jour d'une réunion de quartier.

SECURITÉ ET PRÉVENTION

 

Question : Où en êtes-vous dans la réorganisation de la Police Municipale ?
Réponse : Mi-juillet, sera nommé à Vaujours un Chef de Police expérimenté qui aura en charge de redéfinir les missions de la Police Municipale et principalement l'aménagement des plages horaires pour une présence plus marquée sur le terrain jusqu'à 19h30 voire 20h afin de sécuriser les Valjoviens notamment à leur retour du travail, aux alentours des transports en commun.
 

Question : Comment envisagez-vous les problèmes de circulation et de signalisation ?
Réponse : Il sera mené une étude globale sur l'ensemble de la ville mais aussi en concertation avec les communes limitrophes pour définir les solutions nécessaires à un plan d'amélioration de la circulation sur tout le secteur Vaujours, Livry-Gargan, Tremblay, Villepinte ...
Par ailleurs, nous envisageons de demander au Président du Conseil Général le réaménagement de la rue de Meaux afin de requalifier cet axe urbain majeur de notre ville. Je souhaite en profiter pour améliorer la signalisation routière, développer une piste cyclable mais aussi valoriser nos commerces de centre-ville par une signalétique spécifiquement dédiée.

SOLIDARITÉ ET CONSULTATION DE LA POPULATION

Question : Qu'en est-il de la création d'un conseil des sages et de la désignation de délégués de quartier ?
Réponse :
La mise en place de la nouvelle municipalité a forcément nécessité une priorisation dans l'étude des différents dossiers et ces 2 sujets seront examinés à la rentrée des congés d'été.

 

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

 

Question : Vous aviez envisagé la création d'un marché hebdomadaire ?
Réponse : J’ai récemment rencontré le Président de la Chambre de Commerce à ce sujet. Il a trouvé l’idée excellente. Les services municipaux se rapprochent de cet organisme consulaire pour préparer cette création.

JEUNESSE, SPORTS ET CULTURE

 

Question : Vous avez abordé en Conseil Municipal l'aménagement d'un espace multisports.
Réponse : Il a effectivement été voté en CM du 22mai 2008 une demande de subvention au Conseil Général pour pouvoir mener à bien ce projet. Il s’agit de la réalisation d’un stadium multisports qui sera implanté au parc de la Garenne avant la fin de l’été. Cet équipement bénéficiera à nos collégiens la semaine en journée et aux jeunes Valjoviens le reste du temps notamment le week-end.

 

 

Publié dans : Questions/Réponses
Voir les 0 commentaires Partager    
Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /2009 19:40

Près de un an après sa prise de fonction, Dominique BAILLY se prête pour la seconde fois au jeu des questions- réponses.

 

Après un an de mandat, quel regard portez-vous sur votre fonction ?

 

Il faut savoir que lorsque vous êtes maire, vous êtes constamment sollicité. Cette fonction est passionnante mais aussi très prenante. Elle demande d’être à l’écoute des autres, de savoir prendre du recul pour mûrir ses réflexions et de décider. Je ne regrette absolument pas mon engagement au service des valjoviens même si parfois il ne me reste que peu de place dans mon emploi du temps pour ma vie privée. Cette fonction est exigeante, il faut savoir s’entourer de gens compétent devant la complexité juridique et administrative de la vie moderne.

 

Quel bilan de vos actions dressez-vous aujourd’hui ?

 

En toute sincérité, je ne suis pas entièrement satisfait car bien que mes élus et moi ayons redoublé d’efforts, il reste encore beaucoup à faire. Le retard accumulé ces dernières années est bien plus important que je croyais. Heureusement, grâce à toutes les bonnes volontés, nous avançons vite. Le personnel communal prend toute sa part dans cette rénovation de nos infrastructures, ce qui est déterminant dans la réussite de nos actions.

 

A ce sujet, la réorganisation des services est-elle terminée ?

 

Bien évidemment, non. Cette réorganisation nécessaire pour la réalisation de mon programme électoral s’est faite dans la concertation et non arbitrairement. L’audit financier et organisationnel a mis en évidence nos faiblesses structurelles et les moyens dont nous disposions pour y remédier. De plus, un telle réorganisation des services s’accompagne d’une refonte de l’organisation de l’espace de travail et d’une reforme du cadre budgétaire. Ces derniers chantiers sont en cours.

Désormais, nous aurons huit grands secteurs structurés (ndlr : comme le nombre d’adjoints au maire) chapeauté par une directrice générale des services qui vient d’être débauchée d’une grande ville du Val de Marne.

 

En juin dernier, vous aviez évoqué l’audit de la SAIEM, qu’en est-il ?

 

Je dois dire que j’ai eu « la chance » d’hériter d’un contrôle de la Mission Interministérielle de l’Inspection du Logement Social (MIILOS) qui avait été notifié à la municipalité début mars 2008. Il est venu compléter utilement l’audit réalisé.

Globalement, la société d’économie mixte (SEM) dispose de moyens financiers mais le bilan organisationnel est encore une fois catastrophique. La confusion des moyens matériel et humains entre la ville et la SAIEM, l’absence de commission d’attribution des logements ou l’amateurisme dans les opérations de construction réalisées ont été mis en évidence. Que voulez-vous, on ne peut pas correctement gérer une ville et une SEM, seul depuis son bureau, sans directeur général des services pour la ville et sans cadre pour cette société.

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai proposé à l’un des mes collaborateurs de travailler au redressement de cette société car malgré les conclusions de la MIILOS, qui m’invite à dissoudre la SAIEM, je crois qu’elle peut être un formidable outil au service de la ville.

 

Nos premières actions ont permis la réouverture de deux locaux commerciaux avenue du Général De Gaulle avec le magasin PICARD et un cabinet d’avocat.

Nous devrons consacrer environ 150 000 € aux immeubles pourtant récents pour des travaux de toiture ou d’isolation et les contentieux en cours restent préoccupants (station service notamment).

 

Pour revenir à la ville, quel bilan pour les audits réalisés ?

 

Toujours le même : De l’argent qui dort sur un compte, des infrastructures vieillissantes, pas d’organisation…

 

Nous sommes en période budgétaire, quelles conséquences cela a-t-il eu sur votre politique ?

 

Tout d’abord, je tiens à rappeler que nous élaborons notre premier budget puisqu’en 2008, nous avions voté un budget préparé par l’équipe précédente

Ensuite, j’ai été élu sur un programme et je compte bien le réaliser. Nous devrons donc faire des efforts pour rattraper le retard accumulé en plus de concrétiser nos engagements. Cela passe par cette réorganisation des moyens matériels et humains, par une gestion à l’euro près, par l’investissement dans des matériels moins coûteux en entretien et la recherche systématique de subventions.

Nous n’iront pas aussi vite que mes adjoints et moi l’aurions souhaité mais nous irons au bout de nos possibilités.

 

Dîtes nous en plus…

 

Mes adjoints ont travaillé durement dans leur délégation. Chacun est porteur de plusieurs projets ambitieux et nécessaire pour la population. Je suis fier de leur engagement et de leur implication mais je sais que je ne pourrais pas satisfaire toutes leurs demandes. Ils devront être patients et nous devrons gérer utilement le temps et les moyens dont nous disposons.

 

Justement, sur le plan financier, prévoyez vous une augmentation des impôts pour réaliser votre programme ?

 

NON, nous n’augmenteront pas les impôts en 2009 !

Comme je m’y étais engagé lors de ma campagne, pas d’augmentation des impôts voire même une baisse si les audits réalisés avaient été positifs.

Le contexte de crise économique m’oblige à préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens ce qui a été fait par le gel des tarifs de services municipaux et que je poursuis par le maintien des taux d’imposition.

 

Le Président de la République a annoncé la suppression de la taxe professionnelle dès 2010, qu’en dîtes vous ?

 

Cette annonce a surpris tout le monde. Mes collègues maires d’autres villes (toutes tendances politiques confondues) comme la population.

Cette réforme aura un impact important sur les finances de notre ville. Placoplâtre c’est 25 % de nos recettes communales, 71 % de notre fiscalité et 40 % du territoire de la ville. L’histoire contemporaine de Vaujours est liée à celle de Placoplâtre.

Néanmoins, je crois qu’il est nécessaire de réformer l’impôt économique local pour ne pas pénaliser l’investissement en France mais il faut absolument conserver un lien entre l’entreprise et le territoire, sinon plus aucune commune ne voudra accueillir d’entreprise.

 

Vous êtes intervenu à ce sujet au nom des maires d’Ile de France lors d’une récente conférence de presse réunissant toutes les associations d’élus locaux (24/02/09 à la maison de la chimie).

 

Effectivement, Claude PERNES, maire de Rosny-sous-bois et Président de l’association des maires d’Ile de France m’a demandé de le représenter lors de cette conférence.

Ainsi, j’ai pu défendre les préoccupations des maires de ville comme Vaujours qui ont fondé leur avenir sur le développement économique.

J’ai insisté pour que l’on prenne en compte le cas des entreprises non délocalisables. Le gypse est à Vaujours, pas ailleurs.

Cette réforme qui veut lutter contre la désindustrialisation de la France ne doit toucher Vaujours que dans des mesures raisonnables. Et je me battrai pour que les compensations apportées par l’Etat tiennent compte des recettes que nous devions percevoir à partir de 2011 à la suite de l’agrandissement de l’usine.

 

Ceci dit, quelles seront vos principales réalisations pour 2009 ?

 

Nous ferons un effort important sur le patrimoine communal. Nous avons budgété la réfection de plusieurs rues, la mise en conformité de nombreux bâtiments publics (un effort particulier sera porté sur les écoles) et nous débuterons les études de réalisation du terrain de football synthétique et du gymnase.

Nous mettrons en place une brigade de police municipale à moto et devrions créer le Point Information Jeunesse à proximité du collège.

Nous créerons aussi le conseil municipal des enfants et le conseil des sages.

Je souhaite également créer un service économique au cours de l’année pour mener les études nécessaires à la réalisation du marché forain.

 

Les réunions de quartiers initiées en 2008 vous ont-elles guidées dans vos choix ?

 

Elles n’ont fait que confirmer ce que nous savions déjà, à savoir que les valjoviens attendent qu’un effort particulier soit fait sur la voirie et la circulation.

50 000 € seront donc budgété cette année pour entamer l’étude du plan de circulation de la ville.

Ces réunions nous ont montré la nécessité d’appréhender la réhabilitation des rues en concertation avec les riverains, ce que nous ferons.

Je reste attaché à l’organisation de ces réunions une fois par an pour consulter ceux qui vivent les transformations de notre ville au quotidien.

 

La circulation est l’un des problèmes principaux de notre ville qui s’est amplifié depuis la mise en service de la gare routière du Vert-Galant. Que faites-vous ?

 

La circulation n’est pas un problème seulement à Vaujours. La densification autour de Paris, la désuétude de notre système de transports en commun à l’heure de la 3ème voire 4ème voiture par foyer ont contribuer à créer les difficultés que nous connaissons actuellement.

 

Concernant la gare routière, j’ai saisi François ASSENSI, dès les premières difficultés. J’habite moi-même dans le quartier et je constate l’ampleur des dégâts chaque jour.

J’ai proposé mon aide au Président du SEAPFA et nous travaillons à la fluidification du rond-point.

Je regrette que mon prédécesseur n’ait pas souhaité participer au projet à l’époque. Les problèmes que la ville de Vaujours allait subir auraient peut-être pu être anticipé.

 

Aujourd’hui, nous sommes contraints par cette gare routière et nous devrons nous adapter. D’ailleurs, la mise en service des parcs de stationnement payants sur Tremblay-en-France et Villepinte va encore aggraver le problème, je pense.

Nous prévoyons la mise en zone bleue de tout le secteur avec une dérogation pour les riverains afin d’empêcher l’afflux de véhicules à la recherche d’un stationnement gratuit dans nos rues. Les autres villes feront de même dans les rues adjacentes, je crois.

 

Pour finir, avez-vous rencontré le Président du Conseil Général de Seine-saint-denis ?

 

Oui, le 16 janvier dernier, Raymond COENNE, notre conseiller général, et moi-même avons été reçus à l’hôtel du département.

J’ai pu réitérer mes demandes d’aménagements de voies départementales et de financement de nos futurs équipements sportifs.

Concernant la rue de Meaux, j’ai obtenu les travaux d’abattage des arbres malades qui viennent et de mise en sécurité / accessibilité des trottoirs en cours de réalisation. Une réhabilitation complète de la voie devrait être étudiée dans le cadre d’un prochain P.P.I.

Concernant la RN3, le Président qui était d’abord sur une position négative, a pris en compte mes remarques sur la nécessité de desservir correctement la ZAC et d’y faire venir le bus en site propre. Nous nous reverrons pour étudier conjointement les solutions adéquates à long terme. Le mur antibruit sera en discussion après étude de la carte départementale du bruit.

 

Au sujet du gymnase, un accord a été donné sous réserve de l’acceptation de ce projet par le conseil d’administration du collège.

Le terrain de football synthétique sera également financé par le conseil général.

Publié dans : Questions/Réponses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 14:31

Interview réalisée le 31 octobre 2009

Monsieur le Maire, à la veille de la Toussaint, quelles sont vos préoccupations ?

Mes premières pensées vont à tous ceux qui iront honorer la mémoire d’un être cher disparu, qu’ils soient valjoviens ou qu’ils ne le soient plus.  Je souhaite qu’ils puissent être heureux d’être à Vaujours dans ce moment là.

Ensuite, je pense à ceux qui en temps de crise ont des difficultés pour joindre les deux bouts. Les valjoviens sont solidaires et nos structures municipales sont là pour épauler les plus fragiles. C’est la mission du Centre Communal d’Action Social et de service inter-générations.

 


Quelles ont été vos actions pour pallier les effets de la crise ? 


Ne pas augmenter les impôts pour la seconde année consécutive.
  J’ai voulu respecter un engagement que j’avais pris pendant la campagne électorale et auquel je tiens encore plus aujourd’hui.

De même, la majorité que j’ai l’honneur de conduire a souhaité geler les tarifs des services municipaux pour compenser la perte de pouvoir d’achat. Les valjoviens devaient pouvoir continuer leurs activités telles que la musique par exemple sans se poser la question du choix.

  




Certains ont quand même le sentiment que les impôts locaux ont augmenté.


A Vaujours, nous n’avons pas augmenté les taux d’imposition malgré tout ce qui a été réalisé depuis mars 2008.

Toutefois, la majorité de gauche du  Conseil Général de Seine-Saint-Denis a fortement augmenté la part d’impôt qui lui revient, de sorte que les habitants contribuent tout de même un plus que l’année dernière.

Cet argent ne rentre pas dans les caisses de la commune mais bien  dans celles du département.

 


Le département reverse-t-il une partie de cette manne aux valjoviens et sous quelle forme ?


Pas vraiment, il faut se battre pour obtenir les financements de nos projets. Après ma rencontre avec Claude BARTOLONE, j’ai tout de même obtenu le réaménagement de la rue de Meaux, porte d’entrée de la Seine-Saint-Denis, qui avait été longtemps négligé. Le travail a commencé par l’abattage des arbres malades, la mise en accessibilité aux personnes à mobilité réduite des passages protégés et se poursuivra par un réaménagement global de la voirie.

 


Justement, au sujet de la voirie, quels sont vos projets ?


Nous continuons le programme que nous avions établi en début de mandat. Les travaux du Court-Saint-Etienne sont presque achevés et ceux du chemin de Villepinte et de l’allée des Sablons devraient bientôt commencer.

Pour  autant, le chantier est immense. Le diagnostic que nous avons réalisé a confirmé nos pires craintes :
82 % des voiries de Vaujours sont à refaire. Il fallait donc trouver une réponse adaptée pour refaire un maximum de rues sans que les travaux durent des années. Nous souhaitons donc  mettre en œuvre un Partenariat Public-Privé (PPP) par lequel un prestataire investira pour le compte de la ville dans une réfection de la quasi-totalité des voies en trois ans contre un loyer. L'entretien des voies rues sera à la charge de ce partenaire jusqu'au paiement du dernier loyer. C'est un tout compris, gagnant-gagnant, pour les valjoviens.

Par ailleurs, j’ai proposé au conseil municipal de transformer notre Plan d’Occupation des Sols en Plan Local d’Urbanisme. Ce document comportera un volet sur la circulation qui fera l’objet d’une étude particulière. Après, nous irons à la rencontre des riverains pour finaliser l’aménagement global des voies en tenant compte des flux circulatoires.

 


Concernant les équipements publics, qu’en est-il du contrat régional signé par la ville avant votre arrivée aux affaires ?

 
Je vous rappelle que ce contrat devait financer la réalisation des trois équipements publics : Un centre de loisirs, un gymnase et l’agrandissement du réfectoire de l’école Jules Ferry.

Le centre de loisirs a été livré avec 18 mois de retard et la ville a dû « payer » en plus pour la mauvaise gestion de ce chantier!

S’agissant du gymnase, nous avons souhaité revoir le lieu d’implantation et proposer l’enceinte du collège Henri IV pour éviter aux élèves la traversée de la rue de Meaux et du Pont Alexandre Boucher, voies dangereuses selon nous. Le dialogue avec le Conseil Général de Seine-Saint-Denis et le Conseil d’Administration de l’établissement a été constructif et a abouti à un accord au mois de juinLes associations disposeront de créneaux horaires supplémentaires après les heures de cours et le week-end.  dernier. Je dois souligner le soutien apporté à ce projet par les élus de l’opposition socialiste et des représentants de la F.C.P.E.  Concernant le réfectoire, je souhaite modifier le contrat régional pour qu’il finance plutôt la rénovation du stade Jules Ferry.

En effet, Vaujours grandit et je ne crois pas qu’une extension « partielle » et ponctuelle de l’école réponde aux enjeux futurs.

Je souhaite donc construire un nouvel établissement scolaire qui sera en capacité d’absorber les nouvelles populations qui occuperont les constructions qui s’achèvent aujourd’hui.

 

Votre programme électoral est ambitieux, Vaujours a-t-elle les moyens financiers pour tenir vos promesses ?

 

D’abord, je tiens à redire que je respecterai mes engagements  mais vous comprenez bien que je ne peux pas réaliser l’intégralité de mon programme en deux ans, même si je l’avais voulu.

Il a fallu prendre le temps de dresser un bilan de la ville telle qu’elle nous a été laissée par la municipalité précédente. Des audits ont été réalisés et sont à la disposition des tous les valjoviens qui souhaitent venir en mairie en prendre connaissance.

Aujourd’hui, en effet, la ville dispose de moyens financiers qui auraient pu être utilisé afin de préserver le patrimoine commun et apporter des services supplémentaires à la population.

Un excédent financier n’est pas la preuve d’une gestion saine. Vous pouvez constater vous-même que le patrimoine était dans un état lamentable : Jeux pour enfants vétustes, toilettes « turc » et dans les écoles, centres de loisirs hors normes, voiries dégradée, etc.

La liste est longue et je n’arrive pas à concevoir que l’on puisse se prévaloir d’un bilan financier alors qu’il y avait tellement de choses à faire.

Dans ces conditions, je dois relever un double challenge : Remettre en état un patrimoine qui a été délaissé et tenir mes promesses sans augmenter les impôts.

Mais, à force de travail, nous devrions y parvenir.

 

Quelles répercutions va avoir la suppression de la taxe professionnelle pour les habitants de notre ville?


Je suis de près le sujet.

J’ai eu l’occasion d’intervenir publiquement pour faire valoir la spécificité des villes comme Vaujours dont les ressources minières sont exploitées. J’ai été écouté et rejoint sur ce « terrain » si j’ose dire par notre député Eric RAOULT.

Maintenant, je défendrai avec ardeur les intérêts des valjoviens et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que la suppression de la taxe professionnelle soit compensée au centime près.

Publié dans : Questions/Réponses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés