Samedi 3 avril 2010
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Depuis quelques temps, je mène une double action pour sensibiliser les pouvoirs publics sur le sujet des nuisances sonores, olfactives voire visuelles que subissent les riverains de la route
nationale 3.
Ces deux actions que je mène de front sont pour l’une municipale et pour l’autre associative et je veux vous expliquer pourquoi.
En effet, depuis des années, mes prédécesseurs maires ont régulièrement tenté de construire un dialogue à ce sujet avec l’Etat, avec le succès que l’on connait.
Ce dialogue, je l’ai moi-même repris, avec le Conseil Général de Seine-Saint-Denis désormais compétent pour gérer l’ex route nationale 3 notamment par rapport au projet de ZAC.
J’ai ainsi demandé des mesures qui peuvent paraitre incompatibles entre elles mais qui se veulent juste subsidiaires les unes aux autres.
La demande initiale des valjoviens que j’ai écoutés s’exprimer à ce sujet dans les réunions de quartier est la construction immédiate d’un mur antibruit afin que cessent les nuisances subies
chaque jour et qui, je le crois, s’accroissent avec l’urbanisation inéluctable autour de cet axe.
A cette demande, la réponse est négative car les priorités du Conseil Général se situent autour du périphérique parisien !
Devant ce refus, une demande de réduction de la vitesse dans le sens Paris-Province qui m’a été suggérée en réunion de quartier m’a semblé une bonne mesure à prendre rapidement et à peu de frais.
Dans une réponse récente, cette demande semble recueillir l’accord de la vice-présidente du Conseil Général, Josiane BERNARD.
S’agissant du projet de ZAC, il me semble très important de rétablir la vérité !
Le projet devait voir la création d’un rond point à la sortie d’un échangeur qui n’aurait permis l’accès à la ZAC qu’en venant dans le sens Paris-Province et une sortie dans le même sens. En
somme, quelque chose d’identique à ce qui a été réalisé par Placoplatre pour desservir l’usine mais ici sans possibilité de passer sous la route
nationale 3 pour reprendre le sens Province-Paris.
La réalisation d’un vrai rond-point sur la nationale reste pour moi le meilleur moyen pour réduire la vitesse des véhicule (et donc le bruit) et de desservir correctement l’ambitieux projet de la
ZAC du Vert-pays. Mais cet ouvrage est évalué à 30 millions d’euros par la D.D.E. qui estime que la voie devra être aménagée de part et d’autre du rond-point pour que la route soit déclassée en
boulevard urbain.
Comment pourrais-je laisser se développer un quartier entier sans que ses habitants puissent pouvoir traverser la ville du nord au sud sans une nouvelle voie qui déboucherait sur un
rond-point ? Quels chemins emprunteront les centaines d’automobilistes supplémentaires qui voudront se diriger vers la rue de Meaux ?
C’est pourquoi, j’ai décidé de mener une action politique forte d’abord pour lutter contre le bruit que subissent les riverains de la RN 3 et, je l’espère, celle-ci me permettra de braquer les
projecteurs sur le projet de la ZAC qui ne pourra pas être réalisé sans le concours des pouvoirs publics, je pense.
Ainsi, j’ai également décidé de créer l’association francilienne pour l’aménagement, le développement durable et la défense durable et la défense des riverains de la route nationale 3.
Cette association est bien sûr apolitique et a pour but de regrouper l’ensemble des personnes, des associations, des collectivités ou des entreprises qui considèrent que le développement urbain
autour de la route nationale 3 entre Paris et Meaux doit être maîtrisé au bénéfice de tous.
Cette initiative « politique » va permettre aux adhérents de peser dans le débat qui va s’engager autour de cette voie. Ainsi, les communes des Pavillons-sous-bois et du Pin ont d’ores
et déjà adhéré.
Les communes de Livry-Gargan et de Villeparisis se sont engagées à le faire dans quelques jours.
Le maire de Coubron m’a également dit qu’il allait nous rejoindre.
Chacune de ces collectivités voit un intérêt à s’organiser pour lutter contre les nuisances créées par cet axe routier mais aussi pour aménager de façon cohérente et durable cette artère
essentielle à la vie des villes qu’elle traverse.
En résumé, en tant qu’homme politique responsable, je pense qu’il est de mon devoir d’utiliser tous les moyens légaux à ma disposition pour obtenir gain de cause pour la commune dont je suis le
maire mais aussi, en voyant plus loin, pour penser réellement l’avenir de cette partie de l’Ile-de-France qui est oubliée depuis si longtemps.